Vulve de miel, par MiLou

Ma première grossesse se déroula comme un charme, point de vue physique. Mais du côté émotionnel, ouf! Ce fût des montagnes russes, allant de mauvaises nouvelles à des périodes de doutes intenses! Mon premier enfant (et oui, son genre était une surprise jusqu’à la fin) allait-il être entier et viable? Devait-on interrompe la grossesse? Les perspectives étaient sombres…

Je vous épargnerais les aléas de cette aventure qui allait changer ma vie.

Suite à une énième échographie de suivi (bébé avait des retards de croissance entre autres), à 36 semaines et 6 jours, les infirmières m’installent dans une chambre et m’informent que la pédiatre en néo natalité va venir me voir sous peu;
Je m’installe alors confortablement avec mon livre. Une brique. Le premier tome de la trilogie de Ken Folett, « Le siècle 1, La chute des géants » qui venait de paraître. Il faut dire que je suis d’une nature qui fait confiance à la vie. Le « lâcher prise » ou le « je m’en cal*** » est quelque chose que je maitrise assez bien.

Donc, je suis complètement absorbée par mon récit lorsque la douce pédiatre arrive avec sa face longue. Je lui fais signe de la main d’attendre une minute que je finisse mon paragraphe (après tout, qu’est-ce qui presse ?!)
Elle m’informe alors qu’il n’y a plus d’échange entre moi et bébé et que pendant que son état est au beau fixe on doit procéder à l’accouchement… maintenant!

EEEEEEE non! Ce n’est pas du tout comme ça que ça va se passer, je n’ai même pas 37 semaines de fait (seuil pour que bébé ne soit pas considéré comme prématuré). Après quelques argumentations, elle accepte de me laisser sortir, mais sous promesse de m’enregistrer avant 18h afin de procéder au déclenchement t’en redouter.

Précisons que je suis suivi par une sage-femme! Le scénario envisagé est donc tout autre… Je suis déroutée! Je sors de l’hôpital en hâte et me dirige vers la maison des naissances où ma sage-femme (ô combien précieuse dans ma vie) accepte de me recevoir même sans rendez-vous. Je pleure, on discute, elle me convainc que c’est pour le mieux du bébé et me promet d’être avec moi tout au long, et ce même si c’est « hors juridiction sage-femme » car elles sont affiliées à un autre centre hospitalier. Je vais donc préparer ma petite valise, avise mon conjoint (qui évidemment se libère sur-le-champ) et surtout, j’amène mon précieux livre. Il y a des priorités dans vie!

Bon, tout se déroule comme prévu et sans anicroche. Je fais ça comme une chatte, en un peu plus de 3 heures… oui! Seulement 3 heures! Nanana!!

Rappelez-vous que l’état de bébé était somme toute inquiétant et dû à une décélération de son rythme cardiaque, j’ai dû subir (avec mon consentement) une épisiotomie.
Honnêtement, avoir 3 têtes de femmes (ma sage-femme, la gynécologue et son interne) dans l’entre jambes et entendre des phrases du genre : « oh! Belle job. Beaux points! Super, c’est beau. »  Ça ne fait pas partie de mes plus beaux souvenirs, mettons…

Mais un coup tout ce beau monde sortit, moi ayant retrouvé un brin de ma dignité, j’ai tout de même peine à me mouvoir sur mes jambes. Soyons francs, je marche comme si j’avais fait 12 000 km à dos de cheval.

C’est là que mon incroyable sage-femme me lance :

– « Mets-toi du miel »
– « Quoi ??? »
– « Ben oui du miel, mais attention il doit être non pasteurisé »
– « Euuuuh… ok oui, oui »

« Attends un peu la grande », tout le monde sait que du miel ben ça colle! Je n’ai pas envie d’ajouter dû gommant en plus de la douleur et l’inconfort. J’oublie… Après seulement une dizaine d’heures, je demande à mon conjoint de me rapporter un peu de miel de la maison à son retour.  Je m’en vais donc aux toilettes me tartiner telle une rôtie… rendue là, plus rien à perdre.

RÉVÉLATION! Non seulement ça apaise instantanément le tiraillement et l’inflammation, mais heille! du miel dans un milieu chaud ça ne colle pas! Finie la randonnée équestre. Je marche et m’assois normalement dès lors.

En à peine 6 jours, mes points étaient partis, la cicatrisation quasi compléter et la douleur derrière moi. Mon beau bébé fille d’amour (eh oui! une fille!) est en parfaite santé. Si on oublie son petit poids à la naissance, ma fille n’a aucun retard, aucune anomalie… comme quoi les échographies, ça ne fait pas foi de tout!

Vous, vous connaissez une femme sur le point d’accoucher?! Procurez-lui un petit pot de miel de votre apiculteur local. Ça encourage les artisans d’ici et en plus, gageons que personne d’autre n’aura le même cadeau lors du « shower » 😉

P.S. : Je suis tombée enceinte de mon deuxième enfant en même temps que la sortie du deuxième tome de Ken Folett …


Texte de MiLou (un pseudonyme qui lui convient.)

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